Il ne reste que peu de temps pour remédier à la grave crise actuelle de disparition des espèces animales et végétales, ont averti dimanche à Barcelone les participants à un sommet réunissant plusieurs milliers de personnes sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Il y a "urgence" à faire face à ces défis du XXIe siècle que sont "les menaces effrayantes du changement climatique et la dégradation des écosystèmes", a lancé Valli Moosa, président de l'UICN, pendant la cérémonie d'ouverture du congrès de cette organisation.
Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats de ce 4e congrès de l'UICN qui se déroule du 5 au 14 octobre. Un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, sont menacés, selon les estimations de l'UICN qui doit publier lundi une liste rouge actualisée des espèces animales et végétales menacées.Cette liste, publiée chaque année et reconnue comme l'évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète, s'allonge dangereusement. Le changement climatique, la pollution, la destructions des habitats naturels des espèces, la désertification, la surpêche, les espèces invasives sont la cause de cette grave érosion de la biodiversité.
Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années."Ce que nous savions depuis longtemps est maintenant devenu une chose acceptée par tous", a martelé le président de l'UICN qui est ancien ministre de l'environnement de l'Afrique du Sud. Mais, "nous pouvons redresser le cours des choses, la transition vers le développement durable suppose une décarbonisation de notre économie", a-t-il indiqué, faisant allusion aux émissions de CO2 dues à l'utilisation massive d'énergies fossiles des sociétés industrialisées. Il a appelé les entreprises à intégrer la protection de l'environnement à leur stratégies."Nous voyons en la crise du climat une opportunité insoupçonnée", a-t-il déclaré, estimant qu'il ne fallait pas laisser passer cette occasion de réagir. Le Bangladais Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 pour avoir fondé la première société de micro-crédit, a également insisté sur la nécessité de protéger l'environnement.
"La protection de la nature a des implications à tous les niveaux, sur la vie des populations les plus pauvres et sur la viabilité de la planète", a-t-il commenté à l'AFP en marge de la cérémonie d'ouverture. Evoquant par ailleurs la crise financière actuelle, il a jugé qu'il était "temps de s'asseoir tous ensemble pour trouver une solution". Organisation atypique, l'UICN, dont le siège est à Gland, en Suisse, est le plus ancien et le plus vaste réseau environnemental au monde. Elle rassemble un millier de membres, représentants de gouvernements (80) et d'ONG (800), et quelque 10.000 scientifiques bénévoles.
Des décomptes plus récents effectués par les autorités sanitaires provinciales dans l'ensemble du pays ont fait état d'au moins 9.959 cas supplémentaires cette semaine. La majeure partie de ces nouveaux cas a été signalée dans le province du Hebei, dans le Nord, où est basé le groupe laitier Sanlu, producteur de la formule de lait contaminé à l'origine du scandale. L'ajout dans le lait de mélamine, une poudre blanche utilisée pour fabriquer du plastique, permet de le faire paraître plus riche en protéines lors des tests de qualité. Le Hebei Daily rapporte que la province a enregistré jusqu'à jeudi 13.773 cas, soit une hausse de 4.794 par rapport au bilan de dimanche.
Le directeur de l'administration nationale des aliments et des médicaments, Shao Mingli, a prévenu ses collaborateurs que le gouvernement ne tolèrerait aucune tentative de dissimuler des informations. Des responsables locaux ont caché durant au moins un mois la nouvelle que le lait de Sanlu était suspect."En aucun cas vous ne devez faire la sourde oreille aux plaintes des gens et faire comme si elles n'existaient pas", a déclaré Shao, selon la transcription de ses propos sur le site internet de l'administration (www.sda.gov.cn). Les nouveaux décomptes ne font état d'aucun décès. Selon le représentant en Chine de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Troedsson, les soins médicaux efficaces ont permis d'éviter un grand nombre de morts."Nous ne nous attendons pas à une forte augmentation du nombre de décès, car un enfant meurt rarement de calculs rénaux directement mais plutôt des complications qu'ils entraînent", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Pékin. "Le traitement s'est avéré efficace en Chine", a-t-il estimé.
Pas besoin de préciser que c'est une première: un juge de Nanterre a fait entendre début jullet un chien dans une possible affaire de meurtre, selon France Info. Une femme avait été retrouvée pendue à son domicile il y a deux ans et demi. Le doute plane sur les circonstances de la mort de cette femme de 59 ans. Suicide pour la police, meurtre pour la famille. Accompagné de toute une clique - un greffier, un vétérinaire expert comportementaliste - le juge Thomas Cassuto tente alors une expérience inédite en juillet dernier: "confronter, sur les lieux, le témoin (le chien donc) et un suspect, un proche de la victime", rapporte France Info. A l'approche de la personne suspectée, le canin se met à aboyer. Le greffier note alors le comportement de l'animal sur le procès-verbal. Mais comment interpréter le jappement du chien? En effet, dur dur de savoir si l'animal a voulu accuser ou non le suspect. Selon France Info, magistrats et avocats sont dubitatifs: "Quand on connait la fragilité d'un témoignage humain, que penser d'un témoignage canin ?". Et surtout, si longtemps après les faits, "17 ans en temps de chien", calcule un autre... C'est qui ce juge aux idées originales? Le juge Thomas Cassuto n'en est pas à sa première affaire juridique qui fait du bruit. Il est connu pour avoir essayé de perquisitionner le Canard Enchaîné le 11 mai 2007 pour savoir qui avait renseigné l'hebdomadaire sur l'affaire Clearstream.
Une Française d'origine asiatique âgée de 59 ans, qui a bénéficié d'un don d'ovocytes au Vietnam, est enceinte de triplés, a déclaré jeudi l'hôpital Cochin, confirmant des informations publiées le même jour dans Le Parisien.Cette quasi-sexagénaire est suivie par les services du Pr Dominique Cabrol à la maternité de Port-Royal à Paris. Le Pr Cabrol n'était pas joignable jeudi matin et son service, interrogé par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire. L'accouchement est "imminent", selon l'hôpital où la dame est en observation. Un autre cas de grossesse multiple tardive, celui d'une femme de 43 ans, dans le coma depuis juin après avoir accouché de triplés au centre hospitalier universitaire d'Angers, également évoqué par le Parisien, a été aussi confirmé par le CHU d'Angers."Cette femme est dans le coma depuis son accouchement prématuré de triplés le 1er juin après avoir fait pratiquer une FIV (fécondation in vitro) en Grèce, contre l'avis de médecins français", a déclaré une porte-parole du centre hospitalier.
Ses enfants, deux filles et un garçon, sont sortis de l'hôpital le 27 août et sont en "bonne santé", a précisé le CHU. Le père s'occupe de ses trois enfants avec "le soutien fort de sa famille et belle-famille", du service de néonatalogie et de "dons matériels et financiers", a-t-on ajouté de même source. Le don d'ovocytes est encadré en France par la loi de bioéthique de 1994 revue en 2004, qui impose un don volontaire, anonyme et gratuit. La receveuse doit souffrir d'une infertilité pathologique, ou il doit exister un risque de transmission d'une maladie grave à l'enfant. Le couple doit être en âge de procréer, et la majorité des centres français autorisés fixent la limite d'âge de la receveuse à 42 ans, voire 40 ans, du fait du trop faible nombre de donneuses. La donneuse doit avoir déjà eu au moins un enfant et être âgée en principe de moins de 37 ans.
A ce jour, environ un millier d'enfants sont nés en France de don d'ovocytes. Les attentes pour les couples sont souvent longues, variant selon l'Agence de biomédecine de 6 à 60 mois. Une femme de 62 ans avait déjà donné naissance à un enfant en 2001, à Fréjus (Var), suite à une fécondation artificielle. Plusieurs cas de grossesses tardives suite à fécondation artificielle sont intervenus aussi à l'étranger, mais une naissance de triplés n'a a priori jamais été recensée. Cette année, une Indienne de 70 ans avait donné naissance à des jumeaux suite à une fécondation in vitro.
Âgée de 34 ans, sans profession, de nationalité algérienne en situation régulière en France, Fatma est mère de cinq enfants mineurs de trois pères différents. Elle était jusqu'à présent inconnue des services de police. Placée en garde à vue le 20 août, elle avait expliqué aux policiers qu'elle était partie le 9 juillet en Algérie au chevet de sa mère malade, mais qu'elle n'avait pu prendre son petit dernier, né en Algérie, pour une question de passeport. Avant de quitter la France, elle aurait confié son enfant de deux ans et demi à une nounou, mais le garçon aurait échappé à sa surveillance. Le séjour irrégulier serait "la raison profonde" pour laquelle la nounou aurait "paniqué à l'idée d'aller se signaler aux services de police comme étant la gardienne provisoire de l'enfant".Le petit garçon a été retrouvé le 5 août errant sur une esplanade de la cité Fonscolombes, dans le 3e arrondissement de Marseille.



