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Vendredi 19 Mai 2006

Le nom actuel d’Halloween ou Hallowe’en est une contraction  de l’expression anglaise : "All Hallow Even " qui veut dire "Veille de Toussaint". Célébrée depuis l’Antiquité cette fête celtique était une sorte de réveillon, elle marquait le passage d’une année à l’autre, sans appartenir ni à l’ancienne, ni à la nouvelle année. Cette journée hors du temps appelée alors Samain (Samanios) permettait aux vivants de rencontrer les défunts du Royaume d’Ankou  c’est-à-dire de l’Au-delà. Le jour de Samain correspond en fait 1er novembre de notre calendrier. A l’origine, Samain, comme toutes les grandes fêtes celtiques, s’étalait sur trois jours. Le premier jour était consacré à la mémoire des héros vivants, le deuxième à celle de tous les défunts. Le troisième était réservé aux réjouissances populaires et familiales.

De la Samain à la Toussaint.

Au 11e siècle, ne parvenant pas à faire cesser cette coutume païenne, l’Église décida de christianiser cette fête de Samain.   En  837,  l'Église,  décide  de  la  christianiser,  en  instituant  la  Toussaint...
Voilà  alors  maintenant  plus  de  doute  la  fête  d'Halloween  est  bien  à  la  base  celte.
 C’est ainsi que le premier jour devint la Toussaint, le deuxième la fête des Morts (2 novembre) et le troisième…fut tout simplement aboli.

Halloween est en fait la "version moderne" d’une tradition celtique dont les origines remontent à la nuit des temps… Une  tradition  reprise  par  les  États-Unis…  et  les  enfants!

"Halloween",  marque  le  passage  à  la  nouvelle  année  celtique  et  l'entrée  dans  l'hiver.  La  fête  de  Samain  (ou  Samhain,  traduction  celte  de  "Halloween")  permettait  alors  de  rassembler  les  âmes  de  tous  les  morts  pour  les  amener,  au  1er  novembre,  au  purgatoire
Les  portes  des  maisons  devaient  être  laissées  ouvertes.  Pour  guider  leurs  pas  dans  le  monde  des  vivants,  on  dressait,  sur  leur  chemin des petits feux qui fut aux cours des temps remplace par  des  lanternes  faites  de  navets  ou  de  citrouilles  découpées… cela évitait que le vent puisse les éteindre 
Les  Celtes  allumaient  aussi  de  grands  feux  afin  d'apaiser  que d'éventuels  esprits  malins  dont  ils  déjouaient  les  mauvais  tours  en  se  déguisant  en  monstres  hideux.

 

 

 

Vendredi 19 Mai 2006

 L'histoire remonte à la nuit des temps. A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin. En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes. Les hommes quant à eux nourrissaient une haine profonde envers les loups et lorsqu'ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre. A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup. Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appellera plus tard Brocéliande. Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie. Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance. Cette année là, LOUAN, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien. Quelques mois plutôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris, de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvrit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit.  Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie. Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village, seule dite, je ne retrouverai jamais ma route. LOUAN s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir. De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière. Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir. A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan, ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement. La louve KALËPSIONE venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul. L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler, à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus. Un soir alors que KALËPSIONE venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler. Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié. La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles, au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue. Ce soir sacré, lorsque KALËPSIONE aperçu LOUAN elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu. LOUAN comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta KALËPSIONE comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisée pour arriver à ses fins. La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles.  La louve fit ses adieux au clan. LOUAN construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier. Au printemps de l'année qui suivit, KALËPSIONE donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à LOUAN le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. LOUAN lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un. Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux. La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups. LOUAN rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance. Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit. La légende dit que la route des loups croisa celle des humains que LOUAN reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que KALËPSIONE reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois. On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière. Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus. Les humains comme les loups...

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