Les dons de plaquettes et de moelle osseuse jouent un rôle primordial dans le traitement de la leucémie. Membre actif de l'association Laurette Fugain depuis trois ans, Delphine Hoffmann est une jeune maman âgée de trente ans. Elle donne régulièrement ses plaquettes et elle est inscrite sur le fichier de donneurs de moelle osseuse. Parce que l'on sait encore trop peu que chacun de nous peut aider les malades atteints de leucémie ou de cancer, la jeune femme lance un appel au don de soi.
Le don de plaquettes
« Je donne mes plaquettes régulièrement, environ cinq fois par an », annonce Delphine Hoffmann en toute modestie. Elle s'explique : « Les plaquettes sont des petites cellules contenues dans le sang qui permettent la coagulation. Les traitements par chimiothérapie détruisent ces petites cellules, ce qui implique des saignements et des risques importants d'hémorragie pour le malade. Sans plaquettes, la poursuite du traitement n'est pas possible. »
Le don de moelle osseuse
Delphine est également inscrite sur le fichier des donneurs de moelle osseuse : « Lorsque le système de fabrication du sang ne fonctionne plus correctement, il faut le changer. Les patients ont alors besoin de recevoir une nouvelle moelle osseuse, provenant d'un donneur bénévole et anonyme. En cas de compatibilité, on représente alors l'unique espoir de guérison pour le malade : c'est un engagement très intense. »
Une sensation de plénitude
« Donner, c'est quelque chose de très fort pour moi » confie Delphine Hoffmann, pensive. Elle poursuit avec un sourire généreux : « C'est une façon d'apporter sa contribution à ceux qui se battent au quotidien contre la maladie. Chaque fois que je vais donner mes plaquettes, je ressors avec la sensation d'avoir des ailes. Je sais que j'ai fait quelque chose d'utile, que le don va apporter un soulagement concret et immédiat pour un malade et j'éprouve beaucoup de satisfaction. »
Faire parti d’une chaine
Pour Delphine Hoffmann , « le don de plaquettes est un maillon essentiel dans la chaîne de lutte contre la maladie ». Elle affiche une motivation hors pair : « C'est aussi le cas pour le don de moelle osseuse. Je n'attends qu'une chose, c'est d'être un jour compatible avec un malade et que l'on m'appelle. » Mais il s'agit également pour la jeune femme de faire partie de la « grande famille des donneurs » : « Après le don, on se retrouve avec des donneurs que l'on ne connaît pas pour partager une collation, mais aussi un sentiment très fort : on a tous fait quelque chose pour aider, même si on est très différents. »
Un geste sans danger qui peut sauver des vies
Le don de plaquettes est indolore et ressemble à un don de sang qui dure deux heures. Pour susciter un « élan du don », Delphine Hoffmann précise : « Le don de plaquettes est entièrement sécurisé : le kit de prélèvement est à usage unique, il n'existe aucun risque de contamination. » « Chacun de nous a le don d'aider les malades : nous avons tous, en nous, une partie des armes dont ils ont besoin pour se battre contre la maladie » conclut-elle. La marche à suivre ? « Il s'agit simplement de prendre contact avec l'Etablissement français du sang le plus proche de votre domicile. Les éventuelles appréhensions s'effacent rapidement lorsque l'on a compris à quel point ce geste est utile. »
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